On poursuit le vernissage chez
James. Au menu : rouge, blanc et blanche, il est minuit, Clermont somnole. En tout cas, nous on est en pleine forme, et pour cause. Nous discutons, ricanons et dansons, sans
oublier de se frotter. Inévitablement quelques échanges labiales surgissent. J’ai des envies bestiales de sexe. Faut que je me domine sinon je refait "American Psycho*" version Massif
Central : «violée puis déchiquetée à coup de tessons de vin de Boudes, la jeune fille a été retrouvé avec un saucisson pur porc au fond du vagin », ça va faire riche dans les
colonnes de La Montagne.
N’empêche que la petite blonde je lui boufferai
bien la touffe. C'est du reste ce que j'ai fait, sans oublier la sublime fellation dont elle m'a gratifié en retour. C'est une fille réglo, elle renvoie l'ascenseur si je puis
dire. Après s'être consciensieusement occupée de moi, elle s'est rhabillée, je me suis levé et Wuh Putty ! j'ai eu l'impression d'être un poulain qui vient de naître : les jambes qui
flageolent et les genoux en castagnettes, elle m'a pas raté...J'ai attrapé les toilettes au vol et finis enfin par m'endormir lamentablement** chez mon pote dans un sommeil profond où les
évènements de ces derniers temps ont ressurgit dans un scénario digne de Quentin Tarantino remixé par David Lynch, c'est vous dire le bordel.
On est vendredi, the last day of work et c'est tant
mieux car j’ai la tête qui va exploser. Je suis évidemment arrivé en retard à l’usine ce matin (un classique chez moi le vendredi). Tout en faisant des efforts sur-humain pour me concentrer
sur mon taf, j’ai compté les heures jusqu'à cette fin d’aprèm, la cloche virtuel de fin de journée sonnant la délivrance vers 19h00. Nous buvons un coup entre collègues, rituel de fin de
semaine, un peu dans l’esprit des « Alla*** » dans l’imprimerie ou dans la presse, qui clos les bouclages. Et puis, inévitablement : toilettes - coke - nez-qui coule.
Un nouvelle piste d’appartement via un pote se profile, rendez-vous
rue Ballainvilliers au Top Bar à 19h30. J’y suis. L’immeuble est classique, et l’appart est au 1er (important pour les courses et pour porter mon fils quand il dort, ainsi
que pour les retours de soirées ou chaque marche**** devient un obstacle à franchir vous séparant de votre pieu…). J'espère qu'il ne vont pas me refaire le coup du serrurier, c'est
bon, les conneries j'ai donné. Ou alors si je pouvais trouver directement un sac rempli de biffetons, en petites coupure si possible, ça m'arrangerait. Non ? c'est pas possible ? je sais pas moi,
j'essaie des trucs... après tout c'est une fiction on ne sait jamais..
Et devinez quoi, juste en dessous c’est le sex-shop de la rue
Ballainvilliers. Je vais donc devoir passer dix fois par jour devant sa vitrine ou des photos de nanas à poils se tripotent dans des positions plus que suggestives.. Super, ça va bien m’aider ça
à controler ma libido…
* American Psycho : Roman fiction de Brett Easton Ellis. A lire mais pas à regarder, le film est nul.
** Lamentablement : la bouche ouverte en vrac sur le canapé, avec un filet de bave au coin des lèvres.
***Alla : "A la santé du confrère-heu, qui nous régale aujopurd'huiiiii..."
**** Marche : Attention à la marche, sinon elle vous saute à la gueule. C'est vicieux une marche quand on est bourré.
A suivre